Annexe 1 : Notice de la bibliothèque de Rennes Métropole 

 

Identification du fonds

 

Nom du fonds :

Fonds des avocats

Localisation :

Bibliothèque de Rennes Métropole

Volume total du fonds :

8000 Volumes

Etat d'accroissement :

Clos

Note sur l'état d'accroissement :

 

Type de fonds :

fonds particulier

Note générale :

Fonds composé d'environ 8000 volumes et 55 manuscrits.

Source de la notice :

Notice réalisée par la bibliothèque

 

 

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Description du contenu

 

 

Type de documents

Sous-type

Volume

Volume Quantifié

Texte imprimé

Monographie

8000 Volumes

 

Texte manuscrit

Manuscrit

55 Titres

 

 

 

Domaine couvert

Volume

Volume quantifié

Religion

 

 

Droit

 

 

Littérature

 

 

Géographie et voyages

 

 

Géographie et histoire

 

 

 

 

Langues

Groupe de langue

Volume

Volume Quantifié

Français

Français

 

 

 

 

Période de publication

Début

Fin

Volume

Volume Quantifié

 

1701

1794

 

100 %

 

Origine géographique :

France

Aire culturelle :

France

Note :

Ce fonds, destiné aux avocats au parlement de Bretagne et au présidial de Rennes, est une collection axée sur le droit, l'histoire, la géographie et les voyages, la religion et les belles-lettres. Il comporte des manuscrits offerts en 1779 par Augustin Poullain du Parc, professeur à la Faculté de Droit et doyen de l'ordre des avocats.

 

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Historique du fonds

 

Modes de constitution :

Confiscation révolutionnaire

Mode d'acquisition :

Confiscation révolutionnaire

Note :

Cette 'Bibliothèque des avocats de Rennes ' a été créée par arrêt du parlement de Bretagne du 21 mai 1733 et a été confisquée en 1794. Elle était ouverte au public trois après-midi par semaine et était logée à l'étage supérieur du présidial, actuel hôtel de ville. Elle a été enrichie grâce aux libéralités du procureur général de La Chalotais, du conseiller au parlement Robin d'Estréans et du mestre de camp de Miniac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Annexe 2 : Un peintre mal connu Baziray

 

                        Il est l’élève ou peut-être l’épigone de Nicolas Largillière (1656-1746) et suit les leçons de son maître[1], celui qui a contribué à la réception de Chardin à l’Académie et dont Myra Nan Rosenfeld a retracé l’itinéraire artistique, en nous montrant son rôle mal connu[2]. Quand Largillière, dès 1679, « entreprend sa carrière de portraitiste à Paris, diverses tendances artistiques se manifestent dans la peinture française. L’Académie royale de peinture et de sculpture, championne de l’idéalisme, considère le portrait comme un genre secondaire. Pour l’Académie le portrait n’est digne d’estime que s’il témoigne de la situation sociale du modèle par le truchement d’éléments allégoriques et mythologiques. Le portrait historié et allégorique avait été créé par des artistes comme Antoine Coypel (1661-1722) et Pierre Mignard (1612-1695) pour le roi et la cour. Par contre, bon nombre de peintres flamands venus s’installer à Paris, dont Philippe de Champaigne (1602-1674) sont les tenants du réalisme dans le portrait. En outre de nombreux artistes français […] peignent leurs clients bourgeois et membres du clergé, d’une manière réaliste dépourvue de tout artifice allégorique ou mythologique. Du temps de Largillière, l’importance du portrait grandit de façon significative, pour deux raisons. On assiste, tout d’abord, vers la fin du règne de Louis XIV et durant la Régence, à une transformation des structures sociales françaises, la haute bourgeoisie se taille une place plus importante dans la société et, par suite, dans le mécénat. En second lieu, l’Académie commence à changer d’attitude et sous l’influence de Roger de Piles (1635-1709) et d’autres théoriciens, dans la première partie du XVIIIe siècle, accepte la doctrine de l’imitation de la nature inspirée d’une certaine connaissance de la peinture flamande. Largillière a réussi de façon magistrale à opérer la synthèse de deux conventions du portrait : le portrait de cour allégorique et le portrait bourgeois réaliste. Son génie tient à sa façon d’allier le naturel à l’artifice pour produire des portraits qui présentent à la fois un caractère individuel et une beauté visuelle intemporelle »[3].

            Nous savons peu sur Baziray, il est certain qu’il réside à Rennes en 1748[4] et qu’il réalise comme son maître, des portraits. A l’aune des commentaires concernant Largillière, il est utile de vérifier ce que le disciple  en conserve. Nous avons retrouvé dans des catalogues de ventes récentes la mention de plusieurs œuvres de Baziray[5]. Bourde de la Rogerie donne à Baziray des portraits de la collection La Herverie[6], mais il ne parle pas de deux portraits que possède le musée des Beaux-Arts de Rennes et dont nous avons retrouvé trace. Seulement l’un d’eux est accessible à la recherche, il s’agit du Portrait de Armand-Charles Robin d’Estréans né en 1663 et décédé le 24 février 1750, à 87 ans. Il est conseiller au Parlement de Bretagne et réside rue de la Monnaie[7]. Nous avons étudié son inventaire après décès[8] qui mentionne « quatre tableaux représentant les père et mère du dit feu sieur d’Estréans luy même et son frère  qui ont esté réclamés »[9]. Le musée a acquis en 1911 un tableau référencé sous la cote 11. 23.5. Portrait d’Armand Charles Robin d’Estréans[10]. Placé dans les réserves, il montre un homme d’âge mûr, mais pas un vieillard. Le tableau est signé Baziray et porte la date de 1750, « BAZIRAY PINXT 1750 ».  Il s’agit d’une huile sur toile de 80,5 cm sur 64,5 cm, les armes peintes en haut, dans la partie gauche  du tableau, sont celles du marquis Robin d’Estréans[11]. La toile respecte les conventions propres au portrait officiel, en représentant le personnage vêtu de son costume de conseiller, mais se veut réaliste, en établissant un portrait de type psychologique, dans lequel se manifestent les sentiments ; cependant si le tableau est vraiment de 1750, d’Estréans a 87 ans, ce qu’il ne fait visiblement pas sur la toile[12]. Le deuxième portrait, dont le musée est détenteur n’est pas accessible, il est inscrit sous la cote 49.169.1. C’est un Portrait de femme, au dos y est inscrit BAZIRAY 1733. Les dimensions sont proches du Portrait d’Armand Charles Robin d’Estréans : 82 cm sur 63 cm. Il ne peut être exclu que le tableau de 1733, soit  celui de la femme d’Armand Charles.

            La dernière mention que nous ayons de Baziray est dans le livre de marque[13] du président de la Bourdonnaye Montluc, où il mentionne qu’il a donné 9 £ « à Basiré pour le tableau de Coetnisan » le 9 juin 1758[14]. Cette date suit de peu celle de la mort de Renée-Thérèse de Boyséon épouse du président, survenue le 20 avril 1758 « le plus cruel de touts les moments » comme il l’indique dans son livre de marque. L’inventaire après décès de l’épouse ne fait pas mention de ce tableau situé au château de Coetnizan, à Pluzunet[15]. La somme de 9 £ étant faible nous ne saurions l’interprêter sans risque, s’agit-il d’un solde de versements ou de tout autre chose ? Le livre de marque ne mentionne pas d’autres paiements. Il est tenu sérieusement, comme nous l’avons déjà précisé, puisque toutes les dépenses, même celles de bouche y figurent, mais nous avons relevé cependant des éléments lacunaires, aussi n’avons-nous pas de certitudes. Le paiement de 9 £ correspond peut-être à une restauration apportée au tableau. Est-il un portrait de Madame de La Bourdonnaye, puisque le peintre est spécialiste de ce type de production ? Rien ne permet de l’affirmer dans l’état actuel de notre documentation. Il est intéressant de signaler que le président de La Bourdonnaye épouse Renée de Boyséon, âgée de 16 ans, en 1733, sur les terres de Coetnizan, or le portrait de femme de Baziray conservé au musée des Beaux-Arts de Rennes (cf. supra) date de 1733. Tous ces éléments tendent à prouver qu’il y a peut-être un rapport, entre la date  du tableau de Baziray et la date du mariage de Renée de Boyséon[16] d’autant que le fils, Marie-Sévère-Louis de la Bourdonnaye Montluc effectue un paiement de 144 £, « pour avoir rafraichi et réparé 18 morceaux de peintures tant tableaux que  portraits », le 19 mars 1783, à un peintre inconnu : Lunaud et lui verse 96 £ « pour une copie de la Sainte Famille de Simon Vouet » [17]. La question de ce tableau reste pour l’heure pendante.

           

 

 

Annexe 3 : inventaire  des biens de Charles Armand d’Estréans

Zone de Texte: Scellés et inventaire après décès d’Armand Charles Robin d’Estréans
1750
A.D.I.V. 2 B 620

Ces documents ne comportent que les mentions des hoirs,  leurs procureurs délégués et les hommes de loi chargés de la procédure-, ils précisent la mention du tableau  de Baziray et l’habit que portait vraisemblablement Robin d’Estréans au palais.

 

« 24 feuvrier 1750

Scellez apres le déces de Mr destreans

Doyen du parlement

 

L’an mil sept cents cinquante le vingt quatre feuvrier aux onze heures soussigné Guy Kouanton commis juré au greffe du presidial de Rennes certifie mestre ce dit et heure transporté à l’hôtel ou est decedé Messire Armand Charles Robin d’Estrans chevalier seig[neu]r du Bois Joly et autres lieux en son vivant conseiller doyen du parlement de Bretagne sciz pres la rue de la Monnoye p[aroi]sse de S[ain]t Estienne, pour et a la requête de M. le procureur du Roy et pour l’interrest de Messieurs les heritiers de mondit Seig[neu]r destreans, faire bref certificat des meubles et effets de depend[an]t de la succession de mondit S[eigneu]r destrans & aposer les scellez du roi au besoin [ ?] ou étant entré dans une chambre au premier étage dudit hôtel ay trouvé Don Mathurin Le Fresne prieur de Saint Melaine de Rennes et noble maistre augustin marie poullain s[ieu]r du Parc avocat au Parlementet professeur royal en droit françois des facultés de Rennes et Maistre Jean Merzic […]

 

Inventaire commencé le 27 avril et finy le 10 may 1750

Le vingt sept avril mil sept cent cinquante aux deux heures de relevées au greffe du siège présidial de Rennes présent Me Blaise François Marie Bonnescuelles escuyer sieur de la Rochedurand conseiller du roy et son procureur au dit siège

 a comparu maistre pierre Lemasson substitut de maistre Boullé procureur de Messire Claude François de la Ville du portault escuyer conseiller du roy en sa cour des aydes a paris habille a succéder et exécuteur testamentaire de feu Messire Armand Charles Robin destreans seigneur du Boisjoly et autres lieux en son vivant conseiller doyen du parlement de Bretagne, lequel a dit que par sentence rendue au siège pre[sidi]al de Rennes le 24 de ce mois scellé a Rennes lemesme jour, il aurait esté ordonné qu’en présence de mondi[t] sieur le p[rocureu]r du roy, il seroit procédé au lief des scellés apposés après le décès de mond[it] S[eigneu]r destreans et ensuite a l’inventaire des biens meubles, effets mobiliers, billets, obligations, papiers et enseignemens dépendant de la succession contradictoirement avec les parens paternels et maternels qui se sont presentés et tous les autres qu’il appartiendra ou ceux deubment appellés et passé au dit inventaire qu’il seroit procédé a la vente des d[its] effets mobiliers, qu’en conséquence il  a par exploit de ce jour si[gni]fié par marie huissier audi[t]siège controllé a Rennes ce jour par Cochet fait donner a assignation a maistre Legué procureur du sieur Juchault, Cheveil procureur du sieur Boishue, le mesme p[rocureu]r du sieur de la Ville Beaugé et a Me René Lhermitte receveur des epices du parlement de Bretagne faisant et stipulant pour Mrs les maistre gouverneurs et administrateurs de l’hôtel Dieu […]

a comparoistre ces jour lieu et heure en l’hôtel ou est decédé le d[it] seig[neu]r destreans pour assister e estre présents si bon leur sembloit a la levée des scellez apposés apre le décès du feu seig[neu]r destreans et ensuite a l’inventaire des effets mobiliers et papiers dépendants de la succession sous ses protes[ta]tions qu’il seroit passe outre a leurs périls et fortunes tant en leur qu’en leur présence ; requerantle commis soussigné de me transporter aud[it] hôtel situé près la rue de la Monnoye paroisse de St Estienne pour passé de la reconnoissance des d[its] scellez, lief d’iceux estre procédé aud[it] inventaire aux périls et fortunes des deffaillants ; déclarant positivement que le d[it] sieur de la Ville du portault ne requiert le présent inventaire qu’en qualité d’exécuteur testamentaire seullement et sans préjudicier a l’option qu’il réserve de faire dans la suite en qualité d’habille a succéder aud[it] feu Seig[neu]r Robin destreans et a signé sous toutes reserva[ti]ons et protesta[ti]ons trois mots rayés nuls

signé …

 

Duquel réquisitoire Joseph Prodhomme commis juré au greffe du dit siège jay rapporté acte et en conséquence d’iceluy me suis en compagnie de mondit Sieur le procureur du roy et de Me Lemasson transporté en l’hôtel ou est décédé le d[it] feu Seig[eu]r Robin destreans situé comme dit est près la rue de la Monnoye p[aroi]sse Saint Estienne de cette ville de Rennes relevant prochement du roy sous le domaine de Rennes et y étant dans une chambre au premier étage sont intervenus Mr Me René Henry Salomon  Gaudouin con[seill]er du roy a son pr[esidial] au depost des sels de la ville de Thouars porteur de procura[ti]onde Mr Me Pierre Henry de la Ville Seig[eu]r de Beaugé ancien sénéchal de la ville et duché pairie de Thouars assisté de Me Jan François Lemeur maistres Charles Claude Legué procureur de Messire Christophle prudent Juchault chevallier seigneur de Monsault habille a succéder dans l’estoc  Juchault […]

 

Sont tous les effets qui sons sont trouvés dans le salon à manger restés et sortis jay fermé la porte avec la clef me restée jay sur la serrure dyceluy réapposé le scellez du roy en bande de fer sur une chaise de moy chiffrée

Dans la précédente antichambre

Trois cartes géographiques, un balay de crain et une petite rape de fer blanc prisées vingt sols cy…

Sont tous les meubles trouvés dans la ditte antichambre fors quatre tableaux représentant les père et mère dud[dit] feu Seig[eu]r destreans luy même et son frère qui onrt esté reclamés par le S[ieu]r Gaudouin pour les biens paternels et qui luy ont esté délivrés du consentement des autres parties a condition qu’il en fera part a ceux de la famille  qui voudront et ont droit dy participer.

 Midy sonné le requérant Maistre Boullé audit nom avons renvoyé la continuation du présent inventaire […]

 

Un pot  à leau une cuvette et un petit pot de m[auvaise] fayance et un autre pot a l’eau aussy de fayance prisé vingt sols cy …

Un poids a croc prisé vingt sols cy …

Un habit et une veste de drap noir prisé dix huit livres cy …

Un autre vieux habit et une veste de drap noir prisé dix livres cy …

Une robe de palais detamine avec la veste de ras de S[ain]t Maur prisée vingt quatre livres cy …

Une redingote de drap gris a bouttons dor prisée trente livres cy…

Dans un buffet pratiqué dans la boisure six mouchoirs a caffé de toille peinte prisé six livres cy …

 

 

 

 

 

 

 

 



[1] Il a intégré en tous cas, parfaitement, les éléments propres aux caractères du portrait de type réaliste. Les élèves de Largillière ne sont pas tous connus. Le plus important semble être Jean-Baptiste Oudry (1686-1755).

[2] Le dictionnaire Bénézit le donne comme un élève de Largillière mais n’apporte pas de précision.

 

[3] Largillière portraitiste du dix-huitième siècle, catalogue de l’exposition du musée des Beaux-Arts de Montréal, Québec, 1981, p. 26.

[4] Bourde de la Rogerie (H.), Artistes, artisans, ingénieurs… en Bretagne, Bruz, Editions APIB, 1998, article Baziray  00454.

[5] Ventes chez Christie’s, du 23 juin 2000  et du 22 juin 2001:

Portrait d’écclésiastique, 1740, 80 x 64,5 cm, huile sur toile, Portrait de jeune fille en Cérès, 1740, 215 x 92 cm, huile sur toile, Portrait d’homme en chasseur, 1740, 215 x 120, huile sur toile, Portrait d’un prélat assis devant son bureau, 1740, 215 x 120, huile sur toile, ils sont tous vendus entre 9 000 et 40 000 €.

Vente chez Wilkinson’s auctioneers, du 9 juillet 2004  (The old salesrooms. 28 Netherhall Road, Doncaster, Grande-Bretagne) :

Portrait d’homme en veste brune,

Portrait de femme en bleu,

1730, 81,5 x 63,5 cm, huile sur toile.

 Le même format indique une paire représentant le mari et la femme, probablement. L’ensemble était mis à prix 4700  £ anglaises ( 3150 € ). Voir annexes 79-80 p. LXXIX-LXXX.

Ces tableaux sont tous signés au dos.

[6] Bourde de la Rogerie (H.), op.cit., article Baziray.

[7] Saulnier (F.), Le Parlement de Bretagne (1554-1790), Rennes, 1909, article Robin d’Estréans.

Potier de Courcy (P.), Nobiliaire et Armorial de Bretagne, t. II, Rennes, Editions Régionales de l’Ouest, 1993, p. 483-484.

Pierre Robin d’Estréans épouse en 1644  Marie Glastel. Ils ont Salomon-François Robin d’Estréans, qui a lui-même Armand-Charles Robin d’Estréans. Celui-ci, né à Nantes est possessionné dans le duché de Retz (seigneurie du Plessis, à Saint-Père-en-Retz, des Renardières à Saint-Aignan de Grand-Lieu, du Bois-Joli, à Chauvé) avocat au présidial d’Angers, il est maintenu noble en 1669 et  devient conseiller au parlement de Bretagne, en 1689. Il épouse, en 1701, Renée Boux, ils n’ont pas d’enfants. Il fait don par testament d’une somme de 10 000 £ pour la bibliothèque du Barreau du Parlement.

[8] Voir annexes 69-76 p. LXIX-LXXVI.

[9] A.D.I.V., 2 B 629, inventaire Robin d’Estréans, de 1750. Voir annexes 69-76 p. LXIX-LXXVI.

[10] Voir annexe 77 p. LXXVII.

[11] Armes : blason  de gueules à trois fers de pique d’argent, les pointes en bas. Voir annexe 78 p. LXXVII.

[12] Plutôt que de penser à une flagornerie de la part du peintre, ce que la position de Robin d’Estréans, simple conseiller, ne peut justifier, nous pensons qu’il s’agit d’une inscription posthume, puisque la date du décès et la date figurée sur le tableau sont identiques : 1750.

[13] Un livre de marque correspond à un journal intime et à un livre comptable indiquant tous les actes et dépenses de la vie courante.

[14] A.D.I.V., 23 J 10, livre de marque de Louis-Charles-Marie de la Bourdonnaye Montluc, de 1749 à 1775, année 1758.

[15] A.D.I.V., 2 B 658, inventaire de Boyséon/de la Bourdonnaye Montluc, de 1758.

[16] Le fait de n’avoir pu voir le tableau de Baziray Portrait de femme, au musée des Beaux-Arts de Rennes ne permet pas d’établir qui est représentée. Si le tableau concerne une jeune femme, il peut s’agir de Madame de La Bourdonnaye, s’il s’agit d’une femme d’âge mûr, il peut montrer la femme d’Armand Charles Robin d’Estréans.

[17] A.D.I.V., 23 J 11, livre de marque de Marie-Sévère-Louis de la Bourdonnaye Montluc, de 1777 à 1785, année 1783. Voir annexe 81 p. LXXXI.